Solde de tout compte après démission 2026
Vous avez démissionné de votre poste et vous souhaitez savoir ce que votre employeur vous doit ? En cas de démission, le solde de tout compte est plus limité qu'en cas de licenciement : pas d'indemnité de licenciement, pas d'indemnité de préavis (sauf dispense de préavis accordée par l'employeur). Vous avez droit au salaire du dernier mois proratisé, à l'indemnité compensatrice de congés payés, et aux prorata de primes prévus par votre contrat. Ce simulateur calcule votre solde en tenant compte du préavis.
Jours ouvrables de congés payés acquis et non pris.
Jours effectivement travaillés / jours ouvrés du dernier mois.
Inclure l'indemnité légale
Indemnité compensatrice de préavis
Prorata si applicable
Prorata si applicable
Solde de tout compte estimé (net)
2 295,37 €
Brut : 2 942,78 € · Charges estimées : −647,41 €
15 jours / 22 jours ouvrés x 2 800 €
8 jours x 129.21 €/jour (méthode la plus favorable)
Avertissement : ce simulateur fournit une estimation basée sur les dispositions légales. Votre convention collective peut prévoir des montants plus favorables. Les charges salariales sont estimées à ~22% et varient selon votre situation. L'indemnité de licenciement est exonérée de cotisations dans la limite du plafond légal.
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Ce que contient le solde de tout compte d'un démissionnaire
Après une démission, le solde de tout compte comprend :
- Salaire du dernier mois, proratisé si votre départ intervient en cours de mois. Si vous effectuez votre préavis intégralement, le salaire est versé jusqu'au dernier jour du préavis.
- Indemnité compensatrice de congés payés, pour les jours de congés acquis et non pris. Cette indemnité est due quelle que soit la cause de la rupture, y compris la démission.
- Prorata de primes, 13ème mois, prime vacances ou autres primes si prévus par votre contrat ou convention collective. La plupart des conventions accordent le prorata pour les mois travaillés dans l'année, même en cas de démission.
Ce que vous ne percevez pas en cas de démission :
- Indemnité légale de licenciement, elle n'est pas due en cas de rupture à l'initiative du salarié.
- Indemnité compensatrice de préavis, si l'employeur vous demande d'effectuer votre préavis, vous ne percevez pas d'indemnité supplémentaire à ce titre.
Préavis après démission : durée, dispense et conséquences
Après une démission, vous êtes en principe tenu d'effectuer un préavis dont la durée est fixée par votre convention collective ou votre contrat de travail. Ce n'est généralement pas la loi qui fixe la durée pour les démissions (contrairement au licenciement).
Durées courantes selon les conventions :
- Moins de 6 mois d'ancienneté : préavis de 15 jours à 1 mois
- 6 mois à 2 ans : 1 à 2 mois
- Plus de 2 ans : 2 à 3 mois (parfois plus pour les cadres)
Dispense de préavis par l'employeur : l'employeur peut vous dispenser d'effectuer votre préavis. Dans ce cas, il doit vous verser l'indemnité compensatrice de préavis correspondant au salaire que vous auriez perçu. La dispense est à son initiative exclusive, vous ne pouvez pas y prétendre unilatéralement.
Dispense de préavis par accord mutuel : l'employeur et le salarié peuvent convenir d'un départ anticipé sans préavis, sans indemnité. Cette dispense doit être actée par écrit.
Démission et droits au chômage : les exceptions en 2026
La démission prive en principe des droits à l'allocation chômage (ARE), car France Travail considère que la démission est une rupture volontaire. Mais des exceptions importantes existent :
- Démission légitime (article 2 du règlement ARE), certaines démissions ouvrent droit aux allocations chômage : suivi du conjoint qui change de résidence, non-paiement du salaire, harcèlement moral ou sexuel reconnu, démission pour raison médicale, etc.
- Démission pour création d'entreprise, depuis 2019, une démission pour créer ou reprendre une entreprise ouvre droit à l'ARE (sous conditions : 5 ans d'affiliation continue, projet validé par une commission paritaire régionale).
- Réexamen après 4 mois, si vous n'avez pas retrouvé d'emploi 4 mois après votre démission, vous pouvez demander un réexamen de votre situation par France Travail qui peut vous ouvrir des droits au titre du refus abusif d'offre raisonnable d'emploi.
En dehors de ces cas, vous n'avez pas droit à l'ARE après une démission et vous devez attendre de travailler à nouveau suffisamment pour acquérir de nouveaux droits.