Les 5 étapes du parcours
Micro-foncier ou régime réel : comment choisir ?
C’est la question centrale des propriétaires bailleurs :
- Micro-foncier : Automatique si loyers bruts annuels < 15 000€. Abattement forfaitaire de 30% — simple, mais pas toujours optimal.
- Régime réel : Déduisez les charges réelles (intérêts d’emprunt, travaux, assurances, taxe foncière, frais de gestion). Obligatoire au-delà de 15 000€ de loyers, optionnel en-dessous.
Le régime réel est généralement plus avantageux si vos charges dépassent 30% des loyers — ce qui est souvent le cas avec un crédit en cours. Le déficit foncier (charges > loyers) est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700€/an.
Stratégies d’optimisation patrimoniale 2026
Quelques leviers à activer selon votre situation :
- SCI à l’IS : Si vous détenez via une SCI, l’option IS peut réduire la fiscalité courante mais amplifie la plus-value lors de la cession.
- Travaux de rénovation énergétique : Déductibles en régime réel, et potentiellement éligibles à MaPrimeRénov'. À documenter rigoureusement.
- Donner avant de vendre : La donation permet de transmettre la plus-value latente sans imposition immédiate. Abattement de 100 000€ par parent et par enfant tous les 15 ans.
- LMNP : La location meublée permet l’amortissement comptable du bien — souvent neutre fiscalement pendant 20-25 ans si bien géré.
Les abattements sur plus-value immobilière
Tableau des abattements selon la durée de détention :
- 0-5 ans : 0% d’abattement — fiscalité pleine (19% IR + 17,2% PS = 36,2%)
- 6-21 ans : 6% par an pour l’IR (abattement progressif)
- 22 ans : Exonération totale d’IR
- 23-29 ans : 1,65% à 9% par an pour les PS
- 30 ans : Exonération totale IR + PS
La résidence principale est toujours exonérée en totalité, sans condition de durée.